Ça y est, c’est ti-par pour un tournoi de football olympique très relevé, qui commence avant l’ouverture officielle des Jeux 2012. Effectivement, ces épreuves débutent presque toujours avant l’heure, depuis Barcelone en 1992 car impossible ou presque de disputer 58 matches (32 pour les gars et 26 pour les meufs) en une quinzaine de jours, dans plusieurs grands stades d’une seule et même ville-hôte. Londres, qui compte une dizaine de grandes enceintes, aurait d’ailleurs pu accueillir tous les matches, mais le CIO a souhaité délocaliser des matches à Glasgow, à Coventry, à Manchester et à Newcastle.
Aubameyang au top
Gabon-Suisse. Pas le match le plus sexy de cette première journée de compétition olympique qui se déroulait au Saint James’s Park… Néanmoins on a vu des choses intéressantes, notamment le stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang. Déjà très bon lors de la récente CAN, il a été assurément l’homme de le rencontre. C’est lui qui est venu remettre les compteurs à égalité en profitant d’un marquage plus qu’amical de la défense suisse. Les helvètes avaient ouvert le score sur penalty dès la 4ème minute de jeu par le tout jeune Mehmedi. L’espoir évoluant au Dynamo Kiev s’y était quand même repris à deux fois pour ouvrir le score. Sur l’ensemble du match, le partage des points est logique et c’est comme s’il ne s’était rien passé dans ce Groupe B où tout le monde compte 1 point (0-0 entre le Mexique et la Corée du Sud). Vivement la deuxième journée !
Première réussie pour le Bélarus
Premier match olympique et premier tournoi majeur tout court pour le Bélarus qui affrontaient les Kiwis néo-zélandais tout de blanc vêtus. La rencontre fut d’un très faible niveau technique, les équipes arrivant rarement à aligner trois passes de rang. Alors, comme bien souvent, coups de pieds arrêtés et erreurs individuelles débrident le tableau d’affichage. Sur un corner, le portier océanien se troue et laisse échapper de ses mains le centre de Bressan. Le dénommé Baga est sur le coup et n’a plus qu’à pousser la gonfle au fond des filets. 1-0. Ce sera le seul but inscrit de la partie. Le Bélarus ira prendre sa fessée contre le Brésil dimanche pendant que la Nouvelle-Zélande jouera un match couperet contre l’Egypte.
Pas encore ça pour le Brésil
À la demi-heure de jeu, Neymar, parti plein axe, s’amuse et sollicite le une-deux avec Hulk. Ce dernier lui remet parfaitement la balle que la star de Santos catapulte au fond des filets égyptiens. On en est déjà à 3-0… Le scénario est idéal pour les brésiliens qui pensent déjà à la branlée monumentale qu’ils vont infliger aux pharaons. Plus tôt dans le match, c’est Oscar, le tout nouveau joueur de Chelsea, qui avait ouvert la marque, bien servi dans la surface de réparation adverse par Rafael. Ce même Oscar délivre une passe dé’ à Damiao qui double la mise une dizaine de minutes plus tard. A la mi-temps, les brésiliens font déjà la fête. Pourtant, au retour du vestiaire, ils se font surprendre après une partie de billard par le vétéran Aboutrika. Sur un nouvelle approximation de Thiago Silva alias « le meilleur défenseur du Monde » (…), Salah fait renaitre l’espoir dans le camp africain à un quart d’heure de la fin. L’attaquant de Bâle récupère un ballon qui traîne et ajuste le portier auriverde, renvoyant ainsi à leur copie le néo-parisien et le sélectionneur Mano Menezes. Le technicien a du pain sur la planche…
God don’t save the Great Britain
Pour une entrée en matière, celle de l’équipe de Grande-Bretagne n’a pas été des plus brillantes. Pour commencer, les gallois (Ryan Giggs, Craig Bellamy, Joe Allen et Neil Taylor) n’ont pas entonné God Save The Queen avant le coup d’envoi dans un stade d’Old Trafford plein à craquer. Pas d’incendie diplomatique comme cette histoire de drapeau sud ou nord-coréen chez les filles, mais l’histoire fait déjà pas mal jaser outre-Manche. Sur le terrain non plus ce n’était pas la panacée. Même si ce sont les britanniques qui ont ouvert le score par l’intermédiaire de Bellamy, ils n’ont pas montré grand chose. Ne parvenant pas à se projeter vers l’avant assez rapidement pour mettre en défaut la défense sénégalaise, les petits gars de l’Union Jack ont commencé à balancer n’importe comment et se sont vite mis à ressembler à Wigan ou Stoke City, loin du niveau espéré des plus grandes forces du Royaume-Uni… Du coup, il fallait bien que cela se paye ! Et c’est à la 82ème que les africains viennent briser cette Grande-Bretagne. Sadio Mane lance dans la profondeur Konate, qui trompe Butland d’une subtile pichenette. Les locaux tenteront de revenir mais Sordell touchera la barre deux minutes avant le terme. Damn !







